Louvain-la-Neuve

24H Vélo de Louvain-la-Neuve : qui sont les travailleurs de l’ombre ?

Travailleur de l’ombre : Personne qui travaille à l’insu de la majorité.

 

Pour une (très) grande partie des personnes présentes à cette 41eme édition des 24H vélo de Louvain-la-Neuve, tout s’est probablement très bien passé puisqu’il n’y a eu aucun accident d’ordre majeur à signaler. En voilà une chouette information !

 

L’article pourrait s’arrêter là mais ce serait sans tenir compte des nombreuses personnes qui ont participé à ce succès. Dans cet article, nous allons aborder la face cachée de cette édition et non pas celle connue par le grand public.

 

Si l’on devait avant tout parler d’une organisation en particulier qui est à l’origine de cette réussite, on se doit de parler des organisateurs de l’évènement : le CSE Animation. Depuis les coulisses de l'événement, le kot-à-projet préparait la nouvelle édition depuis le mois de mars pour que celle-ci soit une réussite.

 

Pour ce qui est des détails pratiques, le CSE Animation s’est arrangé avec les nombreux étudiants appartenant à divers groupes d’animations (kot-à-projets, cercles et régionales) pour assurer l’installation, l’animation et le rangement une fois l’évènement terminé. Qui plus est, on pouvait compter sur de nombreux stadiers bénévoles ou payés pour veiller à ce que les routes qu’empruntent les cyclistes soient protégés tout au long des 24H. C’est un très grand travail qui a mobilisé énormément de monde pour assurer le bon déroulement de l’évènement. Les organisateurs ont mis en place un dispositif pour offrir une sécurité optimale.

 

Quelques heures après le départ de la course, nous nous sommes rendus aux auditoires Sainte -Barbe avec quelques-uns des membres de l’Etincelle. C’est à cet endroit que se trouvait un poste médical complet qui prenait toutes les urgences comme si l’on se trouvait à la clinique Saint-Pierre. L’équipe du poste médico-chirurgical était composée d’une trentaine d’infirmiers, une dizaine de médecins, une dizaine de volontaires Croix Rouge et une équipe psycho-sociale de cinq personnes.

 

Une fois rentré dans le poste médico-chirurgical, nous avons rencontré Frédéric Tits, responsable sur place. Il a, à son actif, plus de vingt participations aux 24H vélo. Autant dire que c’est un habitué des coulisses de l'événement. Il a connu différents rôles avant d’obtenir la responsabilité du poste. Allant de secouriste, à ambulancier jusqu’à travailler au sein du poste comme responsable aujourd’hui. Il en a connu des histoires au cours des différentes éditions. Certaines fois les anecdotes peuvent être très amusantes : « Une année, on était suivi pendant 24H par la presse et une fille que l’on devait secourir me prenait pour un acteur et voyait des champignons partout ». D’autres fois elles peuvent ne pas être agréables à raconter puisqu’il faut gérer des cas de réanimations qui ne se terminent pas toujours très bien. Ce que retient Frédéric Tits de cet évènement : « 24H crevantes avec une super équipe. C’est une médecine différente de celle de tous les jours dans l’organisation. Le travail médical aux 24H se fait de façon pluridisciplinaire, et ça se rapproche de ce que l’on vit en situation de catastrophe. C’est un excellent exercice grandeur nature. » Le travail ne manque pas pour les secouristes nous raconte-t-il. « Les plus petites années, on doit s’occuper de 100 personnes mais lors des plus grosses années cela peut aller jusqu'à 300 personnes. »

 

Après être passés par le centre médico-chirurgical, nous avons eu l’occasion d’interroger un jeune pompier en compagnie de l’équipe de prévention. Sapeur-pompier depuis 2009 comme volontaire ensuite professionnel depuis 2013, il est devenu pompier suite à un pari fait avec un ami aux 24H vélo. Il s’est dit que ça poursuivait bien ses engagements qu’il a eu en tant que chef scout.

 

« Pour les pompiers, il ne se passe pas grand-chose. C’est beaucoup plus pour les ambulances que ça tourne. Nous, on est très calme. » nous dit ce jeune sapeur-pompier. Les pompiers viennent principalement pour la prévention. Le travail principal est de s’assurer de l’accessibilité de tous les accès pour leur équipes. Ils s’occupent de toutes les interventions dans le périmètre de l’évènement. La différence primordiale par rapport aux autres événements pour lui est qu' “il y a énormément de personnes qui viennent. Ce qui est bien c’est que c’est la fête dans toute la ville.  Les gens sont très joyeux pendant notre service. »

 

D’autres services étaient très occupés pendant toute la durée de l'événement dont un appartenant à l’UCL : le GSPP. Le service de gestion des personnes et du patrimoine se devait de rédiger les plans des dispositifs de sécurité et assurer la sûreté de l’événement. Mais pour qu’un évènement d’une telle ampleur soit une réussite, il ne faut pas oublier non plus la présence de la police locale de la commune d’Ottignies Louvain-la-Neuve pour quadriller le périmètre. Une bonne nouvelle était déjà à signaler quelques semaines avant la 41ème édition puisque le dispositif de sécurité avait été allégé.

 

Le succès de l’évènement est en partie dû à toutes ces personnes qu’on ne voit pas pendant les 24H vélo de Louvain-la-Neuve. Ils sont nombreux à assurer un service difficile pour que d’autres puissent s’amuser sans devoir se soucier de quoi que ce soit. Le cœur de l'événement c’est bien eux, les travailleurs de l’ombre. « On ne fait pas la fête de la même manière et on ne boit que du café. On fait notre propre fête. »

 

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