Événements

Behind the scenes, ou comment s’organise le Welcome Spring !

Rendez-vous de printemps traditionnel des néo-louvanistes, le Welcome Spring ! Festival rameute chaque année une foule d’étudiants émanant des quatres coins du Royaume – « Je viens d’Arlon juste pour ça » nous confie un mec fracassé aux abords des pissoirs. Mais organiser l’un des événements phare de la cité étudiante ne se fait pas en un claquement de doigts. Louvainfo s’est posé le temps d’une Cara tiède dans les fauteuils du Kot-é-Rythmes, le kot-à-projet à l’origine du festival, afin d’en apprendre plus sur les coulisses du WS!F.

Pour préparer une manifestation d’une telle envergure, rien ne sert de courir, il faut partir à point. Dès la fin du festival, une rencontre est organisée entre les différentes parties prenantes –autorités, police, pompiers et bien sur le KER lui même – afin de débriefer le festival. Cette réunion a gagné encore plus son importance suite à l’augmentation des mesures de sécurité des dernières années. Pourtant, ce n’est qu’au début de l’année académique, une fois que la nouvelle équipe s’est installée, que commencent réellement les préparatifs. Le premier quadrimestre est consacré à la recherche de sponsors, à la demande de subsides et à la création de partenariats qui financeraient le festival. Les responsables sponsors et subsides font alors chauffer les serveurs gmail et autres à la recherche du moindre centime car, « depuis sa création, le WS!F est gratuit, et il le restera ». Ensuite on cherche l’endroit, on s’accorde avec la commune afin de trouver l’espace le plus approprié et le responsable infrastructure et logistique se met au boulot pour préparer les plans et commander tout le matos.

La programmation aussi démarre tôt. Si le festival s’axe sur la découverte d’artistes et l’éclectisme (nous y reviendrons), il espère chaque année attirer une tête d’affiche qui ravirait les foules. Au plus tôt on s’y prend, au moins cher elle coûte, au plus on peut voir grand ! Mais, comme dit précédemment, le festival se veut être un tremplin (Puggy est passé par le WS!F) et ne se pose pas la question du genre. En effet, rock (From Kissing), reggae (Atomic Spliff), rap (Isha) ou encore de la house (DC Salas) se sont succédés sur scène afin de satisfaire les goûts de tout un chacun. Grâce à son Concours Jeunes Talents organisés aux 24 heures, le Kot-é-rythme permet également à deux artistes (Mount Echo et Shelby Tarawa cette année) de s’illustrer et d’acquérir une expérience en festival.

Au fil de l’année, les réunions se multiplient, le Welcome Spring se met en place, la machine est en marche. Tout s’intensifie petit à petit pour les organisateurs qui voient leur temps libre se réduire de jours en jours jusqu’à l’approche de la date fatidique. Le lundi matin, le montage est lancé, avec une grande partie réalisée le mardi dans l’après-midi avec l’aide des nombreux bénévoles. Installation de grilles heras, montage des bars et autres stands, les bras de ces derniers sont mis à rude épreuve afin de réaliser l’ouvrage. Ils seront tous récompensés par une soirée offerte par le kot. Le montage terminera en soirée, pour recommencer tôt le mercredi matin afin que tout soit fini lors du démarrage du P’tit Village.

Place au festival. Les Keristes debout dès 6 heures du matin, vont parcourir le parking Leclerc à longueur de journée – on dénote un record de 43 kilomètres parcouru par l’un d’entre eux  - chacun ayant de multitudes de tâches à effectuer et de problèmes à résoudre. La journée s’éternisera jusque 4 heures du matin, pour certain, avant un lever matinal le lendemain pour continuer le démontage et rendre le parking le plus nickel possible à l’UCL. En d’autres termes, si vous croisez un homme en rouge le jeudi matin, offrez lui un rodéo et un gros câlin, il en aura surement besoin.

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