Événements

Dans les coulisses des 24H

Quel plaisir de voir renaître les 24H ! Voir toute cette excitation les semaines précédentes me faisait trépigner d’impatience : le CSE qui quadrillait la ville en scooter (ça fait hyper pro), les barrières Nadar et Héras qui s’installaient doucement avec l’aide de cerclards, kapistes, régionaleux et autres bénévoles, les nombreux vélos à qui on donnait une deuxième vie, etc.

 

Pendant les 24H, ce sont les préparatifs et le travail en coulisses que je préfère. La teuf, c’est bien, mais on la fait déjà toutes les semaines (on va pas se mentir). Et puis, je me fais vieille, je préfère les soirées chill. Ici, devant l’ampleur de l’évènement, j’ai préféré participer activement à l’organisation des festivités, pour permettre à nos invités venus de toute la Belgique de passer une bonne soirée (même si on s’accordera sur le fait que festoyer à Louvain en temps normal, c’est pas comme les 24H).

 

Cette année, j’ai choisi de passer ma nuit des 24 à sauver des vies. Ok, j’exagère peut-être un peu, mais j’ai quand même aidé d’autres gens à sauver des vies en étant guide ambulance (plus communément dit guide ambu, ou ambi parce qu’on met l’ambiance avec nos sirènes et nos gyrophares). Pour ceux qui chercheraient à vivre différemment leur 24H, je vous recommande sincèrement cette expérience plutôt inédite.

 

Pour être guide ambu, il faut suivre 8H de formation avec l’Akapella avant les 24H, histoire de connaitre les rues de Louvain-la-Neuve et les subtilités du circuit des 24H. Et puis, ça nécessite, en fonction de tes permanences, de passer tes 24H sobre, mais personnellement ça ne m’a pas dérangée.

 

On est excité à l’idée d’aller « visiter » les urgences de Saint-Pierre, on a peur de se tromper de chemin quand on traverse les zones fort fréquentées, on rigole aux blagues que les ambulanciers bénévoles se font entre eux dans les talkies. Et puis on découvre vraiment les coulisses des 24H : toute l’activité autour du QG, les centaines de policiers prêts à toute éventualité, les membres de la Croix-Rouge et ambulanciers qui passent une nuit blanche bénévolement et j’oublie certainement des gens (je m’en excuse).

 

Bref, si tu veux vivre tes 24H autrement qu’en faisant la fête, pense à devenir guide ambu. Si je t’en parle, c’est parce que c’est l’expérience que j’ai vécu cette année. Toutefois, il existe plein d’autres personnes qui oeuvrent dans les coulisses des 24H et qui vivent la fête sous un autre angle : s’investir à fond en tant que membre d’un cercle, d’un kap ou d’une régio, devenir stadier le temps des 24 et j’en passe.

 

Alors en espérant vous avoir convaincu de passer les prochaines 24H autrement, « parce qu’on nous supprime une fois mais pas deux ! » selon les mots du CSE Animations lors du concert de Cascada, mots qui ont fini par m’émouvoir (j’assume pas mais j’avais les larmes aux yeux), après ce concert so 2000.

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