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Le changement, c’est (vraiment) maintenant !

Le 4 octobre 2016, le parlement européen se réunissait pour sceller la ratification de l’accord de Paris sur le climat, aboutissement de la COP21. Avec la signature de ses 28 Etats membres, l’Europe permet au texte d’entrer en vigueur 30 jours plus tard, soit le 4 novembre 2016. Une étape permettant de se concentrer sur la COP22 (22e Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques) qui se tient en ce moment à Marrakech, au Maroc.

Mais revenons un peu en arrière. Souvenez-vous de l’engouement qu’avait engendré la COP21, LA soi-disant COP du changement, des grandes idées. Souvenez-vous de cette présence, de ce soutien, de cet enthousiasme que la population internationale avait communiqué aux dirigeants et autres experts, ministres et consultants.

Le 12 décembre 2015, le texte était prêt. Un moment historique, liant les 196 parties signataires (195 pays et l’Union européenne) de la Convention climat des Nations unies (CCNUCC). Il était nécessaire que 55 pays représentant au moins 55% des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) ratifient le texte pour que celui-ci entre en vigueur. Pour ce faire, le 22 avril 2015, se tenait la cérémonie de signature officielle de l’accord au siège des Nations Unies à New York où 175 parties (174 pays et l’UE) ont apposé leur signature lors de cette journée de la planète Terre. Cette étape préalable à la ratification donnait bon espoir pour la suite. Certains pays ont très rapidement ratifié le texte, c’est le cas de certains Etats insulaires particulièrement touchés par le réchauffement climatique. La ratification de l’accord par la Chine, l’Inde et les Etats-Unis a ensuite permis de faire un grand bond dans les 55% d’émissions de GES. L’Europe, le 4 octobre, permettait finalement d’atteindre ce seuil.

L’enjeu de cette COP21 était de faciliter les négociations pour la COP22 mais aussi de créer cette envie et cette obligation pour le monde de maintenir le seuil d’augmentation de la température planétaire en dessous de 2°C, mais surtout de limiter le réchauffement à 1.5°C. Les pays développés se devront aussi de verser 100 milliards de dollars par an d’ici 2020 aux pays en voie de développement pour les aider à lutter contre les conséquences néfastes du réchauffement climatique. L’accord de Paris vise le long terme, en espérant atteindre le point de « zéro émission nette ».

C’est sûr, Paris nous a offert un spectacle de haut niveau en 2015 mais c’est à se demander où sont passées les bonnes résolutions alors qu’un traité - le bien connu CETA - qui pourrait avoir des conséquences écologiques désastreuses a été signé sans avoir eu l’air de faire le moindre débat. Bien sûr, ces grandes réunions sur le climat sont primordiales et nécessaires mais le mot cohérence fait souvent défaut, alors que c’est cette cohérence qui rendrait la population fière et rassurée quant à l’avenir. En espérant que cette COP22 soit porteuse d’un grand message pour la suite.

A notre niveau, nous pouvons déjà faire des choix cohérents, qui prennent soin de notre environnement et de notre mère-nature, celle qui nous nourrit depuis le début de l’humanité ! Je vous laisse à présent méditer sur ce proverbe sioux : « Quand ils auront coupé le dernier arbre, pollué le dernier ruisseau, pêché le dernier poisson, alors ils s’apercevront que l’argent ne se mange pas. »

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