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Théâtre et danse pour une Antigone brûlante d’actualité

Qui aurait cru que les vers de Sophocle résonneraient de manière si actuelle au 21e siècle ?  Antigone et Créon seraient-ils des visages de l’intégrisme politique et religieux qui agite nos sociétés ? Une opposition puissante dans un spectacle fascinant qui mêle danse contemporaine, théâtre et musique… A voir à l’Aula Magna du 9 au 16 mars.

Infos et réservations : 0800/25 325 (n° gratuit) - http:www.atjv.be/Antigone-2017

Antigone, c’est l’histoire d’une jeune femme dont les frères se sont entre-tués pour régner sur Thèbes. L’un deux, Etéocle en était le souverain. L’autre, Polynice, écarté du pouvoir, voulait reconquérir la ville, quitte à la détruire. Créon, régent et oncle des jeunes gens, enterre officiellement Etéocle mais interdit que les derniers hommages soient rendus à Polynice, pour le punir.

Malgré cette interdiction, Antigone veut enterrer religieusement son frère, quelles qu’en soient les conséquences… Car Antigone est déterminée à aller jusqu’au bout pour honorer les lois divines tandis que Créon, souverain tyrannique, défend les règles de la Cité envers et contre tout. Deux figures opposées par leurs convictions mais semblables dans leur obstination.

Dans la mise en scène de José Besprosvany, la rivalité entre Antigone et Créon paraît d’une brûlante actualité ! Ces deux personnages seraient-ils des visages de l’intégrisme religieux et politique qui remue nos sociétés ? Comment ne pas penser aux  jeunes qui s’engagent dans le Djihad ou aux dérives autoritaires de certains hommes politiques ? 

© Lander Loeckx

Pas de doute, cette Antigone se passe ici et maintenant. Des costumes actuels, un jeu d’acteurs limpide, une musique électronique créent « un moment pour éprouver collectivement les conséquences néfastes qui résultent de l’intolérance et donc, par antithèse, célébrer la tolérance et l’ouverture », dit le metteur en scène et chorégraphe José Besprosvany. Sur scène, cinq danseurs se joignent aux comédiens pour une rencontre entre les mots, les gestes et la musique. Le résultat est aussi original qu’esthétique et donne une profonde intensité au spectacle.

Formé à l’école Jacques Lecoq à Paris et à l’école de Maurice Béjart à Bruxelles, José Besprosvany mène avec sa compagnie une réflexion et une recherche autour de la création chorégraphique et théâtrale, proposant de nouveaux alliages entre mouvement, musique et texte. Après un beau succès avec « Œdipe » en 2013, il poursuit son travail pluridisciplinaire autour de figures mythologiques avec une Antigone incandescente.

9 > 16 mars à l'Aula Magna

Infos et tickets : www.atjv.be/Antigone-2017 - 0800/25 325

Tarif étudiant : 10€ la place

Photos © Lander Loeckx

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