Sensibilisation

Toi, au Parlement ?

Imagine-toi en costard, debout dans l’hémicycle boisé du Parlement de la Communauté Française. T’es là, en train de défendre avec véhémence ton point de vue sur un décret qui vise à abolir l’héritage, et l’assemblée se met à applaudir ton intervention.

Pas besoin de l’imaginer. Cette expérience, je l’ai vécue en février lors du Parlement Jeunesse, et toi aussi tu peux la vivre. Laisse-moi te la partager. Cela faisait deux ans que je voyais à Louvain-la-Neuve des affiches m’interpellant : « Toi, au Parlement ? ». Moi, au Parlement ? Bah, non ! Pourquoi, comment, moi, au Parlement ? J’aurais peur de parler devant un hémicycle élitiste, et je passerais sûrement pour un con au milieu de ces débats juridico-prisedetêto-techniques. Mais après une discussion avec un ami y ayant participé, je me suis laissé convaincre de tenter ma chance. J’ai posté ma lettre de motivation, j’ai croisé les doigts, et me voilà embarqué dans l’aventure PJ !

Quand la semaine de simulation a enfin commencé, j’ai vite compris que mes craintes étaient infondées : le PJ n’est pas un congrès de futurs politicards rigides, c’est une agora ! C’est un lieu d’échanges où s’exerce la démocratie à l’athénienne, où chacun est encouragé à donner son avis. Un lieu qui rassemble des jeunes d’études, de classes et d’origines différentes, mais partageant tous un point commun : l’amour du débat. Dans l’assemblée, la diversité est recherchée : le Parlement jeunesse accueille des délégations francophones étrangères, qui viendront cette année du Québec, de Tunisie, de Louisiane ou encore de Suisse. La diversité règne au niveau des études également, pas besoin de faire du droit pour pouvoir l’ouvrir (au contraire, le PJ aime diversifier les profils) : j’ai déjà entendu des interventions brillantes venant d’assistantes sociales, d’ingénieurs civils, ou même d’un jeune pilote de ligne ! Tout ce qu’il faut au Parlement jeunesse, c’est avoir un avis, et le feu pour le défendre. Ce qui compte, c’est aimer débattre. Et là, je te préviens, tu vas être servi ! Pendant une semaine, pas de casse couille pour dire « Les gars, on va pas se prendre la tête » dès qu’une discussion devient un peu sérieuse… Au contraire, tu t’escrimeras lors des joutes verbales en hémicycle ; tu seras confronté, le soir autour d’une bière, à des gens et des points de vue que tu n’aurais pas rencontrés dans ton cercle habituel ; tu devras négocier et convaincre d’autres députés dans les couloirs du Parlement de soutenir tes amendements... Et cette année, au vu des thématiques controversées des quatre décrets, il y aura encore débat, entre une réforme électorale passant par une suppression des partis politiques, l’instauration d’un parcours d’intégration obligatoire pour les immigrés, ou encore un refinancement des artistes par une taxation des divertissements de masse.

Sur le plan de la simulation en tant que telle, le PJ consiste en un jeu politique, tournant autour de quatre projets de décrets fictifs que les députés modifient au gré des débats Mais par son intensité, le PJ vise au-delà du réalisme politique, il dépasse la simple simulation parlementaire qui gonfle vos « soft skills ». L’accent n’est pas mis sur le réalisme politique, mais plutôt sur le débat d’idées et l’aventure humaine. Cet univers parallèle, vous allez vous immerger pleinement dedans pendant une semaine. Ca relève limite de l'expérience sociale, c'est assez dingue : 120 personnes totalement différentes qui partagent un amour du débat s'enferment et ne se quittent plus pendant une semaine, pour jouer à un grand jeu très prenant. Dans ce jeu, on s'écharpe sur des décrets imaginaires, on est indignés par des amendements choquants qui n'auront pourtant aucun effet, on est heureux comme un gosse quand nos propositions pour les contrer sont adoptées... Le jeu est si prenant que l’on vit PJ pendant une semaine : pas le temps de faire ou penser à autre chose. Et, assez rapidement au final, à force de s’impliquer à tel point dans ce projet avec un groupe diversifié, au gré de débats animés et de collaborations, des amitiés particulièrement fortes se créent.

Le PJ, au-delà de la simulation parlementaire, comprend également une équipe journalistique, qui constitue une expérience à part entière. Cette dernière permet de vivre la simulation autrement, sans devoir affronter l’Hémicycle, mais avec une intensité toute identique. L’équipe rédige l’Echo Parlementaire, le journal du PJ, qui traite quotidiennement des événements de la semaine et des thématiques liées aux décrets, en adoptant un angle critique. Mais le côté journalistique de la simulation ne se limite pas à l’écrit. L’équipe présente aussi un JT quotidien, qui nécessite des vidéastes motivés à l’idée de traiter l’information de la simulation avec dynamisme, autrement que sur papier. Enfin, la polyvalente équipe journalistique comprend également deux photographes pour couvrir la semaine (et te fournir en pp à succès), ainsi qu’un caricaturiste pour apporter une touche d’humour supplémentaire à l’Echo. Si tu es, dans l’âme, journaliste, vidéaste, caricaturiste, ou photographe, nous n’attendons que toi !

Alors si tu aimes débattre, ou si l’aspect journalistique te tente, postule au PJ ! C’est une expérience forte, tant humainement qu’intellectuellement. Je la conseille fortement, c’est une des plus marquantes que j’aie eu à vivre. Il te suffit de poster ta lettre de motivation sur le site du Parlement Jeunesse (http://www.parlementjeunesse.be) avant le 18 novembre. La semaine de simulation aura lieu du 26 février au 3 mars (en S4), à Bruxelles, où tu seras logé et nourri avec les autres députés. Si tu es sélectionné, attends-toi, à vivre une sacrée aventure. Alors, toi au Parlement ? Oui, toi au Parlement !


Page facebook du PJWB: http://www.facebook.com/parlementjeunesseWB/

Site internet du PJWB: http://www.parlementjeunesse.be

Une vidéo de ouf: http://www.youtube.com/watch?v=TnYhzERhJ50

 

Pour le Parlement Jeunesse, Sébastien Filori.

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