Événements

Saint-Nicolas, un saint pas comme les autres

Lundi 6 décembre, nous avons fêté la Saint-Nicolas. La fête des étudiants nous donne l’occasion de revenir sur Saint pas comme les autres et sur les origines de sa légende. 

 

Chaque année à l’occasion du 6 décembre, on fête le patron des enfants et des écoliers, mais on ne connaît souvent pas grand-chose sur lui. Vieux barbu pour les uns, source de cadeaux et de friandises pour les autres, qui est-il vraiment ?

 

Des origines séculaires 

 

Venu d’Espagne pour les Néerlandais et les Flamands, les premières trace du grand saint nous viennent du IIIe siècle. Nicolas de Myre, appelé aussi Nicolas de Bari, est un évêque né en 270 à Patare en Lycie (région de l’actuelle Turquie) et qui serait décédé, à Myre, en 345. C’est au Xe siècle, que Saint-Nicolas réapparait, enfin plus précisément une phalange du saint patron. De fait, une relique est transférée depuis Bari (Italie) vers le Duché de Lorraine. Pour l’abriter, une petite église est d’abord construite puis, au XVe siècle, c’est une basilique qui est érigée à Saint-Nicolas-de-Port au sud de Nancy en l’honneur du Saint. 

 

La légende trouve elle ses origines au XIe siècle. Saint-Nicolas aurait ressuscité trois enfants. Ainsi, les trois petits, s’étant perdu en allant faire la cueillette dans les champs, passe par malheur devant la maison d’un boucher mal intentionné. Celui-ci les accueille à bras ouvert, mais les découpe aussitôt en morceaux et les plonge dans le sel pour en faire du petit salé. Sept ans plus tard, le Grand Saint vient à passer par là et libère les enfants de leur triste sort. Il pose trois doigts sur le tonneau et leur rend la vie. 

 

Une célébration régionale 

 

Si Saint-Nicolas est désigné comme venant de Myre, c’est bien dans nos régions qu’il est célébré. En effet, on célèbre le patron des enfants sages principalement en Belgique, aux Pays-Bas, dans le nord et l’est de la France. Traditionnellement, on offre, dans notre région, des speculoos et des mandarines aux gentils enfants et des charbons dans les souliers des plus vilains. C’est pourquoi, Saint-Nicolas est accompagné de Père Fouettard (Zwarte Piet), ramoneur. Il est donc grimé en noir non pas pour ses origines comme le marketing l’a laissé penser, mais parce que il est recouvert de suie. Pour espérer obtenir des cadeaux, rien de plus simple, le Grand Saint attend qu’on lui laisse des biscuits, des carottes et un verre de lait pour son âne. 

 

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