Vie étudiante

L'Altérekot

L’année a recommencé, emportant avec elle son lot de nouveautés, tels que par exemple de nouveaux kots-à-projet*. Une délégation de l’Étincelle a été rencontrer l’Altérekot dans ses lointaines contrées du Blocry et te propose donc cette petite interview pas piquée des hannetons.

Étincelle : Bonjour à vous ! Pour ceux qui ne vous connaitraient pas encore, est-ce que vous pourriez nous présenter votre projet. En quoi consiste-t-il en tant que tel ? Quelles sont vos activités ? Quel est votre profil estudiantin ?

Altérékot : Alors nous, de base, notre projet est de promouvoir les initiatives sociales globales et solidaires. On cherche aussi à sensibiliser les étudiants à une économie alternative, à montrer qu’il n’y a pas qu’un système économique. On veut clairement le requestionner. Attention, par là on ne veut pas dire que notre objectif est le renversement total du système actuel, on est plutôt dans l’intégration. C’est-à-dire que cette économie alternative peut s’intégrer à un modèle capitaliste, comme c’est le cas, toutes proportions gardées, avec le talent. Mis à part ça, on compte organiser des « meetings sociaux » où les participants pourront discuter avec différents entrepreneurs/spécialistes sur un thème prédéfini (Petit spoil, le premier concernera l’habitat durable), mais aussi une Social Cup, sorte de LSM Cup en rapport avec la thématique des économies alternatives. Pour notre profil estudiantin, On est 8/10 à étudier dans le domaine de l’économie, mais à coté de ça, on a aussi un ingénieur civil et Marie qui étudie le développement.

Étincelle : C’est vrai qu’on a l’impression que ce pan de l’économie prend de plus en plus d’ampleur. Je m’avance peut-être un peu, mais on a quand même l’impression que c’est un projet qui s’inscrit totalement dans la vie de la ville.

Altérékot :  Oui, clairement. Le fait que des mineures, des cours, voire des masters soient consacrés à cette thématique montre bien qu’il y a une prise de compte de plus en plus grande. On cherche à toucher l’entièreté de la ville (étudiant, habitants,…). Par contre, pour ce que tu disais concernant la croissance du phénomène, c’est en partie vrai, mais c’est aussi un phénomène qui existe depuis un petit bout de temps. Á l’heure actuelle, avec les mentalités qui changent, on en arrive à un point où c’est possible. Par exemple, en France, un ministère existe pour l’économie sociale. Ce genre d’initiative se met en place de plus en plus. Même si le talent n’a pas encore atteint des sommets, on a l’ambition de l’aider. Le plus dur sera clairement de faire sortir les gens de leur zone de confort. [NDLR : ils organiseront des permanences pour l’échange de Talent sur la Place Agora d’ici 2 semaines]

Étincelle : Après avoir eu ce petit aperçu, ma foi fort sympathique, je m’étais aussi demandé ce que vous apportiez de nouveau tant au KAP qu’à la Plateforme du développement durable dont vous faites partie ? Par exemple avec le Devlopkot qui s’occupait du talent l’an passé.

Altérékot : Bah déjà, pour ce qui est du monde des KAP, c’est assez facile de répondre car aucun KAP n’abordait cette thématique, donc on s’est dit pourquoi pas ? Par là, on répond aussi à notre place dans la Plateforme. Pour ce qui est du Devlop, leur projet est beaucoup plus axé sur une thématique Nord-Sud, alors que nous on s’interroge plutôt par rapport à une approche Nord. Et pour ce qui est du talent, on en a parlé avec le Devlop et ils trouvaient qu’ils n’avaient pas vraiment le temps pour s’en occuper et exploiter au mieux cette partie de leur projet. Du coup…

Étincelle : D’où est venue l’idée ? Est-ce qu’à la base vous êtes un noyau dur ou bien une bande de 10 copains qui après discussion avez décidé de vous lancer là-dedans ? Qui est l’initiateur ?

Altérékot : Alors là, on ne se connaissait pas du tout d’avant. On peut vraiment dire que l’initiatrice est Pascaline, suite à ses études à Maastricht où elle avait appris l’existence d’une association à Londres qui s’occupait de créer des projets d’entreprenariat social. Suite à cela, l’idée a été remise sur le tapis, elle en a parlé à sa famille En janvier, on a fait circuler un petit prospectus via Activités des Kaps, ensuite des recrutements. Et voilà où nous en sommes !

Étincelle : À vous entendre parler, on a l’impression qu’il n’y a rien de plus facile que de fonder un nouveau KAP ! Quelles sont les démarches à suivre ? Est-ce que c’est dur de créer un nouveau projet en partant de rien ?

Altérékot : Haha, oh que non! Ce n’est pas facile dans le sens où le coté administratif et le calendrier des deadlines sont assez difficiles à tenir. Lancer un nouveau projet prend du temps (NDLR : trouver des associations, des personnes-clés, sponsors,…), mais c’est surtout l’administratif qui peut te plomber le moral. Malgré tout ça, on est là et on peut clairement remercier l’Organe de nous avoir aidé.

Étincelle : L’interview va bientôt se terminer et on aurait une dernière petite question à vous poser. Est-ce que vous pensez que vous auriez quand même fait votre projet en externe si vous n’aviez pas été retenu ?

Altérékot : On a clairement pensé à ça et pour la majeure partie, on pense qu’on l’aurait quand même fait. Le problème aurait alors surtout été de type organisationnel : où se voir, quand se voir, comment créer une dynamique de groupe si on ne vit pas ensemble, … On l’aurait fait, mais on aurait eu moins d’ampleur et plus de contraintes. Et surtout, on se serait greffé à d’autres associations pour aider car il faut bien le dire : avoir le statut de KAP, ça aide beaucoup pour louer les salles, avoir des contacts…

Étincelle : Et bien je vous remercie de votre accueil et vous souhaite une bonne année, cher amis de l'Altérékot.

Altérékot : Non c’est moi qui vous remercie.

Étincelle : Non c’est moi. J’ai dit « preums »

Une fois ces petites présentations faites, n’hésitez pas à aller en découvrir plus sur leur projet en visitant leur page Facebook "Altérékot" ou en allant les rencontrer durant leurs permanences pour l’échange de Talent !

*L’éditeur responsable de l’Étincelle n’est en aucun cas responsable d’une introduction si vaseuse.

 

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