Vie étudiante

L'Etincelle à l'Assemblée Guindaille 2.0 : témoignage inédit !

Jeudi passé, deux de nos confrères avaient été dépêchés par notre KAP afin de représenter comme il se doit L’Étincelle à l'Assemblée Guindaille 2.0. À notre arrivée, des responsables de l’Organe, de la GCL, de la Fédé, de l’AGL, ainsi qu’Univers santé préparaient avec soin les différents ateliers qui allaient nous occuper deux heures durant. « Deux heures à parler de Guindaille 2.0 ?! » me diriez-vous ? Laissez-moi vous narrer du mieux que je le peux ce qui fut notre soirée.

 

En vue d’avoir une discussion des plus variées, différents membres de KAP, régionales, cercles et étudiants « lambda » avaient été invités par leurs organes respectifs. Mais venons-en au fait !

Vous n’êtes pas sans savoir que la consommation d’alcool des étudiants est un sujet qui touche énormément l’UCL (cf. les différentes études qui nous parviennent tous les ans). Afin de lutter contre la consommation excessive, de sensibiliser au mieux les étudiants face à cette problématique, l’université a initié il y a quelques années la campagne Guindaille 2.0.  Pour quels résultats ? Selon une des représentantes d’Univers santé, la campagne avait dépassé leurs espérances. Malgré cela, les différents organisateurs de l’assemblée nous apprirent que d’autres problèmes avaient petit à petit commencé à émerger et s’accentuer. Ces derniers furent abordés tout au long des trois ateliers proposés.

En premier lieu, et sans langue de bois, nous avons été amenés à discuter de nos habitudes en termes de soirée (« Faites-vous des pré-soirées ? », « Quand sortez-vous ? », « Où ? », « À quelle fréquence ? »…). Les habitudes divergeaient, mais cela fut tout à fait intéressant de voir que tout le monde ne sortait pas avec les mêmes envies. Quoi de plus normal au vu de la nature humaine, non ?

Dans un second temps, il nous a été demandé de présenter nos attentes en termes de soirée. Notre groupe s’était en tout cas entendu sur le fait que, au vu des salles d’animation, assez peu d’entre nous (toutes proportions gardées bien sûr, ne généralisons pas) y allait pour boire un verre, mais plutôt pour danser et voir des amis.

Le dernier atelier proposé était, selon moi, tout à fait intéressant car les différents représentants pouvaient apporter leur vision des autres étudiants, membres de collectifs étudiants différents. Si de nombreux clichés concernant les habitudes de soirée avaient émergé des différents côtés, la conversation qui en ressortait fut des plus enrichissantes. En effet, n’en apprend-on pas mieux sur soi-même quand des observateurs extérieurs viennent nous mettre devant les yeux nos tares ?

Une fois ces différents ateliers finis, nous avons pu nous réunir tous ensemble et continuer à échanger nos points de vue autour de quelques snacks et friandises.

À mon humble avis, une telle initiative trouvait tout son sens dans le fait qu’à de trop rares moments, les différents collectifs ont la possibilité de se rencontrer. Il était ma foi assez amusant de voir que les KAP étaient majoritairement qualifiés de « youkous qui viennent majoritairement du Brabant Wallon et de Bruxelles ». Le terme peut paraitre péjoratif et réducteur, mais nous parlons bien de clichés ! Discuter avec les différents membres de collectifs étudiants a aussi permis de lever le voile sur des a priori que nous avions auparavant.

S’il me fallait extirper un point faible de cette assemblée, ce fut peut-être la faible proportion d’étudiants lambda présents car, au fond, ces derniers représentent une partie non-négligeable de la vie néolouvaniste.

Afin de conclure, il en revient uniquement à nous de changer certaines habitudes auxquelles nous adhérons souvent : sortir tard des communautaires, faire des interminables pré-soirées, hurler à la mort aux petites heures. Contrairement au passé, la ville n’est plus uniquement peuplée d’étudiants ayant soif de savoirs [et de bières bon marché ?] et s’est ouverte au reste de la population. De ce fait, pourquoi ne pas se stricter un peu lors des guindailles et améliorer un vivre-ensemble qui ne peut être que bénéfique à toutes les parties prenantes. Et au final, ne pas devoir débriefer en fin de matinée, en slip, dans le communautaire, avec un mal de crâne énorme, est-ce que ce n’est pas mieux pour notre dignité ?

Sur ce, je vous laisse, vous souhaite de joyeuses fêtes, et de très bonnes révisions !

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