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Fiche Pour les Nuls: Paysage: ce qui se profile à l'horizon

Tu te demandes d'où vient le décret Marcourt et quelle en a été l'origine? Voici la nouvelle Fiche pour les Nuls du Kot Citoyen!

Le décret paysage, plus communément appelé décret Marcourt, fait désormais partie intégrante de notre cursus universitaire. De nombreux groupes étudiants se sont soulevés contre les différentes mesures proposées, la presse relayant des informations biaisées, laissant pour compte une idée tronquée de la réforme. Se trouvant face aux 40 pages de décret, l’étudiant se voit rapidement découragé, la seule idée de « 10/20 » lui restant à l’esprit. Il reste cependant une question fondamentale à laquelle peu de personnes savent répondre, malgré son caractère évident: pourquoi ce décret a-t-il été mis en place ?

 

Son impulsion nous est donnée par la réforme de Bologne dont le but était d’harmoniser (on aime ce mot dans les décrets) l’enseignement supérieur. En deux mots, on a mis en place le principe des crédits, permettant l’équivalence des programmes de cours d’un pays à l’autre, mais aussi le programme Erasmus, promouvant l’échange entre différentes universités. Les études ont également été partagées en 3 cycles : le bac, le master et le doctorat, ajustant le rythme d’études. Cela aurait permis de se positionner face aux universités américaines.

 

Ce processus de fusion n’a malheureusement pas fonctionné comme ils l’auraient espéré, certaines hautes écoles ayant conservé leurs anciens modes de fonctionnement. Certaines universités se sont même isolées du système, dénigrant à la fois la qualité de l’enseignement et la place de l’étudiant. Notre gouvernement a voulu prendre les choses en main, afin d’harmoniser le parcours des étudiants, d’assurer une meilleure collaboration entre les établissements et une mobilité préférable entre ceux-ci.

 

Le décret est porté par la création de deux entités : l’ARES (Académie de Recherche et d’Enseignement Supérieur) et les PAS (Pôles académiques).

 

L’ARES a pour but de représenter notre enseignement supérieur comme une seule entité, en assurant la cohérence des programmes d’étude entre les différents établissements et en évitant la redondance entre ceux-ci. Elle représente nos universités et hautes écoles sur le plan international, propose un plan de réussite aux étudiants en difficulté et d’aide aux boursiers, recense des statistiques pour assurer le suivi des résultats et coordonne les formations continues. Elle a en son sein un « conseil d’administration » et un « conseil d’orientation », permettant la représentation et de nouvelles propositions quant à l’amélioration et l’ouverture de notre enseignement.

 

Les PAS rassemblent quant à eux des établissements selon leur position géographique. Chaque pôle soutient la collaboration entre ses entités et leur organisation. L’aide à la réussite, les infrastructures sportives, la cantine, la bibliothèque, les services sociaux y sont également pris en charge. Tout cela afin d’éviter la redondance entre les différents programmes au sein d’un même et unique pôle. Chaque pôle accueille en son sein un « Conseil d’Administration », dans lequel se retrouvent des représentants académiques.

 

Harmoniser ne signifie pas forcément unifier. Gardons en tête que le but visé est la cohérence entre les études supérieures et la collaboration entre celles-ci. C’est pour cette raison que la notion d’année d’étude a été supprimée, le Bac 1 restant malgré tout spécifique car obligatoire. Pour les mêmes raisons, des ensembles de cours sont appelés unités d’apprentissage. Unité, cohérence et harmonisation, voici les fins mots de ce décret qui en fin de compte, se résume à la citation suivante : « Pourquoi faire simple lorsque l’on peut faire compliqué ».

 

Des questions ou envie de débattre ? Rendez-vous ce jeudi 6 novembre au Kot Citoyen à 20 heures 30 pour en débattre entre nous!

 

Soyez Critiques, Soyez Citoyens !

 

Adèle du KC

 

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