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Kot ou pas Kot ? Telle est la question !

Chaque année, trouver un kot sur Louvain-la-Neuve est un réel parcours du combattant. Entre les loyers élevés, les cuisines de 15m2 pour cinq et les tuyaux de douches cassés, il est souvent difficile de trouver chaussure à son pied ! Toutefois, pour la première fois depuis des années, l’UCL nous a annoncé le mois passé qu’il restait encore dix logements UCL disponibles. La pénurie de kot ne serait-elle plus qu’une vielle légende que nous raconterons plus tard à nos petits-enfants ? 

Et non ! Le manque de logements devrait être encore d’actualité pendant un certain moment, même si l’UCL fait pas mal d’efforts pour régler la situation. En effet, elle a construit 350 logements en trois ans et compte en construire 300 supplémentaires d’ici 2016. Toutefois, on parle bien de logements UCL, qui ne sont pas accessibles à tous. Au nombre de 4250 sur le site de Louvain-la-Neuve pour 20 000 étudiants, ces logements sont disponibles avec un certain nombre de restrictions, comme le fait de pouvoir en disposer en fonction du cycle d’étude, de la situation familiale ainsi que de la zone de résidence en Belgique. De plus, ces logements ne sont seulement disponibles pendant deux ans, ce qui nécessite donc de chercher un autre kot pour la suite.

Les étudiants se retrouvent donc bien souvent dans l’obligation de trouver un kot privé, que ce soit via une agence ou un piston. La demande étant clairement supérieure à l’offre, les propriétaires privés en profitent alors pour demander un loyer trop élevé pour la qualité des services…

Pourtant, selon Vincent Bomal, directeur du service logement de l’UCL, « l’équilibre est atteint », l’UCL répondant à 60% de la demande estudiantine et le privé comblant le reste des envies. Cela fut rapidement démentit par l’AGL et le Syello (Syndicat des Etudiants locataires de Louvain) dans leur lettre "Continuons à combattre la pénurie de logement !" (http://carpestudentem.org/articles/continuons-a-combattre-la-penurie-de-logement-14708.html) , bien qu’ils saluent tous deux les efforts de l’UCL logement pour améliorer la situation. Ils insistent également sur la nécessité de continuer à construire de nouveaux logements publics pour que tous puissent avoir accès à un kot sur le campus.

Restent alors des solutions alternatives comme se prendre une coloc’ entre potes, vivre dans un kot de régionales ou de cercles, ou encore dans un kot-à-projet. En plus d’être généralement plus économiques, l’ambiance y est assez sympa ! 

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