Vie étudiante

Le blocus pour les nuls

Malheur ! Tu ne l’as pas vue arriver mais voilà la S13 ! Tu pensais avoir le temps et pouvoir te la couler douce, tu pensais pouvoir te poser encore une fois en terrasse, mais non. Il est de retour, une fois de plus prêt à te déprimer, t’isoler et te faire remettre toute ta vie en question (élever des lamas au Pérou est toujours une option). Tu l’auras compris, je ne parlais ni de Michael Jackson ni de Bob Marley mais bien de cette sombre période qu’est le blocus.

Tous les étudiants doivent malheureusement passer par ce dur moment du cursus académique. Toutefois, un blocus bien géré t’amènera à la réussite et aux verres post-examens. Pour cette raison, nous allons te donner quelques petits conseils pour entreprendre cette aventure studieuse.

 

Afin d’éviter un faux départ, ton premier acte (après le rangement de ton espace de travail)  doit être l’élaboration d’un calendrier détaillé. Pour pouvoir tenir toute la durée du blocus, il te faut acquérir un rythme d’étude et donc un horaire identique pour chaque journée. L’idéal est de le segmenter par tranches horaires de deux heures, même si celles de demi-journées peuvent suffire à certains. Tu peux ainsi répartir correctement le temps d’étude nécessaire pour chaque cours. Il est important de laisser deux ou trois plages horaires vacantes afin d’y placer le(s) cours dans le(s)quel(s) tu aurais accumulé du retard. Il faut aussi analyser à la fin de chaque journée ta progression et évaluer le temps de travail restant pour chaque cours.

 

L’être humain n’est pas conçu pour rester concentré plus de quarante cinq minutes d’affilée. C’est pourquoi, chaque heure, tu dois faire une petite pause de cinq minutes. Pour éviter que cela se transforme en pause d’une heure sur YouTube ou Netflix, le mieux est soit d’aller se faire un petit thé (attention, ça donne envie d’uriner), soit de regarder des reportages animaliers de National Geographic. En effet, cette chaîne propose des documentaires de cinq minutes. Une vidéo, une pause instructive ! Si tu n’es pas trop porté sur les animaux, tu peux toujours jouer à World Blitz sur Messenger. En une pause, tu peux faire trois parties.

 

Malgré les pauses, il t’arrivera sûrement d’avoir un petit moment d’épuisement durant ton étude. Tu te sentiras faiblir et là, tu commenceras à te dire “Mais pourquoi pas m’arrêter maintenant ? Je suis à bout”. Pour t’éviter de craquer et repartir de plus belle, choisis un totem. Tu poses sur le coin de ton bureau l’objet que tu auras élu comme totem (personnellement, j’ai un ours miniature mais j’ai déjà tout vu : de la statuette de Bouddha au crâne de chien en plastique) et chaque fois que tu ressens de la lassitude, tu le regardes. Tu te rendras vite compte que cet objet incarnera ta motivation et tu ne pourras plus te déplacer sans lui.

 

Concernant les pauses un peu plus longues, comme le goûter, cela peut s’avérer utile d’avoir un compagnon. Vous prévoyez à l’avance de vous retrouver à telle heure et vous pourrez alors pleurer ensemble sur votre malheur. Tu pourras également lui réciter tout ce que tu as appris même si tu sais pertinemment qu’il n’en a rien à faire. Tu réaliseras rapidement que ces conversations de quelques minutes avec un autre être humain ont un effet non négligeable. Ta bonne humeur rejoindra des sommets inégalés.

 

Naturellement, nous sommes humains et nous avons donc besoin de nous nourrir. Toutefois, en blocus, énorme flemme de cuisiner (il y en a qui ont cette flemme toute l’année). Le plus simple est de trouver quelqu’un qui cuisine pour toi ou de s’associer avec quelqu’un avec qui tu cuisines à tour de rôle. C’est toujours plus drôle d’être à plusieurs. D’ailleurs, n’hésite pas à manger sain. Les fruits et légumes te feront un bien fou et s’il y a bien une période de l’année où il faut prendre soin de ça, c’est le blocus.

 

Une autre astuce de coyote pour garder la bonne humeur est de mettre de la musique pendant les repas et les grandes pauses. Comme disait ce bon vieux Schweitzer, “il y a deux moyens d’oublier les tracas de la vie : la musique et les chats”. Sans t’en rendre compte, cela va redonner des couleurs à ta journée, ta vie et toi-même. Un sourire te viendra tout naturellement aux bords des lèvres. Personnellement, je suis un grand adepte du syrtaki. Je pense que c’est le seul genre musical capable de te faire passer de la plus profonde dépression à la joie la plus immense.

 

Le dernier conseil que je pourrais te donner est de faire du sport. Il est prouvé scientifiquement que cela oxygène ton cerveau et que cela te permet d’être plus concentré et  de mieux travailler. En plus, qu’y a t il de mieux pour se vider l’esprit qu’une petite heure de sport ? Une chope ! Non, je déconne, vous êtes vraiment des pleins morts à tout le temps penser à l’alcool comme ça.

 

Courage les potes ! Deux semaines de souffrance, ce n’est pas grand chose dans une année. Cela passe vite et vous vous rendrez compte qu’on peut même prendre du plaisir à étudier ses cours.  

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