Louvain-la-Neuve

Un toit, des cœurs ?

Louvain-La-Neuve ne compte pas moins de 30 000 habitants, et 50 000 personnes fréquentent la ville quotidiennement.  De combien d’entre elles connaissez vous l’histoire, le parcours de vie ? La réponse varie sans doute selon chacun, mais cet article vous permettra d’en apprendre plus sur des personnes que vous cotoyez peut-être tous les jours sans les connaître.

Notre kot était situé juste en face de l’ASBL « Un Toit Un Cœur » jusqu’à son déménagement début mars. Depuis septembre, je passais donc quotidiennement devant pour aller en cours.  Ne connaissant pas réellement cette association, cet article a donc été une bonne occasion d’en apprendre plus à son propos. C’est pourquoi je suis allée, accompagnée de Pépito, à la rencontre de Hélène, assistante sociale travaillant en tant permanente dans l’ASBL ainsi que de Geneviève, bénévole depuis dix ans pour l’association.

L’UTUC est un centre d’accueil de jour créé en 2009, accueillant des sans-abris ou toute autre personne en difficulté. Au-delà de ce but, l’association se veut également être un endroit de rencontre et d’écoute, où se mêlent amis de la rue, bénévoles ainsi qu’étudiants de plusieurs kots-à-projet. Des travailleurs sociaux, tels qu’Hélène sont également présents, afin d’apporter de l’aide dans des domaines variés aux personnes fréquentant le centre.

Après avoir été accueillis dans la pièce commune où plusieurs personnes jouent aux cartes ou de la guitare, nous nous asseyons avec Hélène et Geneviève. Hélène, assistante sociale de formation nous raconte avoir travaillé chez les Petits Riens à Bruxelles avant d’arriver à l’UTUC. Elle nous explique qu’en tant qu’assistante sociale, son rôle consiste à apporter de l’aide si les personnes le demandent, en matière administrative par exemple.

Geneviève quant à elle, est arrivée à Louvain-La-Neuve en 1974 pour y exercer le métier d’enseignante , alors que la ville telle que nous la connaissons aujourd’hui avait encore la taille d’un village. N’appréciant pas de rester enfermée et ayant beaucoup bougé dans sa vie – elle habitait à Leuven avant d’arriver dans nos contrées et a également travaillé dans une épicerie avant de devenir professeur – cela fait 10 ans qu’elle apporte son aide à l’ASBL en tant que bénévole. Quand je l’interroge sur les liens qu’elle a pu développer avec les amis de la rue au fil du temps, elle explique qu’une sympathie, voire une réelle amitié se développe inévitablement à leur égard. Elle possède même encore des photos de personnes y ayant été accueillies il y a plusieurs années.

Elle raconte également que certains de ses proches avaient tenté de la décourager de se lancer dans cette aventure, estimant qu’elle était trop âgée pour devenir bénévole dans un centre pour sans-abris. De son point de vue, les jeunes étant au travail et n’ayant pas toujours assez de temps, c’était donc à elle de s’y investir. Geneviève nous raconte également se faire parfois « envoyer dans les roses » et s’être déjà fait surnommer « Genevieille » ou « Genièvre », ce qui ne semble pas la perturber plus que ça. Elle explique à ce propos avec cette jolie phrase que « pour qu’une maison ne brûle pas, il faut un paratonnerre », et qu’elle accepte volontiers de jouer ce rôle de paratonnerre si cela peut permettre à certaines personnes de décharger leurs tensions. En résumé de cette découverte de l’ASBL et de ses membres : de belles histoires et des rencontres inspirantes !

Pour terminer, sachez que le dimanche 5 mai aura lieu l’anniversaire de l’association. Pour cette occasion, une balade sera organisée à travers Louvain-La-Neuve, proposant une découverte d’oeuvres d’art, des quizz ou encore une chasse aux trésors ! Si vous êtes intéressés, n’hésitez pas à y participer : vous retrouverez les informations pratiques à ce propos sur le site internet de l’UTUC à partir du 10 avril.

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